C’est un paradoxe qui m’a poussée à écrire ces lignes : le paradoxe d’être une personne plutôt “écolo” et qui pourtant s’indigne à chaque fois qu’elle entend parler d’écologie par des gens qui communiquent sur tout et n’importe quoi, et surtout qui cherchent à lui vendre un truc. 

J’ai envie d’expliquer pourquoi j’ai fait ce choix personnel de NE PAS parler d’écologie/éco-responsabilité dans mon activité, bien que ce soit une valeur importante à mes yeux. 

Peut-être que ça te parlera, peut-être que ça ne te parlera pas. Cela rejoint ma réflexion sur l’écologie et le féminisme. 

Déjà, je n’ai pas envie de me définir comme étant une bonne personne, une personne “écolo”. Crisper mon identité ne me plait pas. Je suis comme tout le monde, je fais des trucs bien, des trucs moins bien. Pourquoi prétendre n’être qu’une facette de moi-même ?  

Je n’ai pas envie de donner des leçons en montrant aux autres ce qu’ils devraient faire. Devenir une influenceuse du bien et du mal ne m’intéresse pas. Distribuer des bons points et des médailles ? Très peu pour moi. 

Je n’ai pas envie d’utiliser cet argument comme argument de vente. Je suis très sensible à toute forme de woke-washing (greenwashing, femwashing, etc.) et je ne veux pas reproduire cela dans mon activité. Déjà j’ai une petite entreprise, je paie mes impôts en France, je favorise les fournisseurs locaux, tout ça. Déjà c’est la base de la base et ce n’est pas le cas de toutes les grosses boîtes qui utilisent des arguments écolo. 

J’ai envie que les gens prennent conscience de ça : travailler avec des artisans, artistes, prestataires locaux et honnêtes, c’est tellement sain. Ça vaut tellement mieux que tous les avocats bio venus de l’autre bout du monde, cueillis pas mûrs et cultivés dans des conditions… euh… franchement… pas cool. 

J’ai envie de rester dans une posture d’apprenante, dans ce domaine, pour ne pas me crisper dans mes certitudes. C’est une forme de liberté que celle de pouvoir changer d’avis et se tromper. Et surtout celle d’apprendre en continu sur le sujet sans être biaisé par ce qu’on croit savoir (biais qui est renforcé parce qu’on en a parlé ouvertement). 

Aussi une liberté de ne pas me crisper sur des mots. Le mot “bio” par exemple, qui cache un côté très sombre. Je ne l’utilise pas souvent et je n’ai pas envie de perdre mon esprit critique en en parlant simplement parce que c’est devenu un argument de vente de mes services. Ça marche aussi avec “éco-responsable”. 

Ce ne sont pas des pansements de dissonance cognitive ou des palliatifs de bonne conscience que je cherche. Je préfère la lucidité et la recherche des faits réels au soulagement vain d’une culpabilité à chasser toujours hors de soi.

Il n’y a pas réellement d’expert.e sur ce sujet. Chacun a son point de vue et une idée très précise de ce que les autres devraient faire (= la même chose qu’eux) pour résoudre les problèmes (ceux qu’ils voient, du moins, les autres problèmes, ils s’en fichent pas mal). 

Je hais cette façon de voir les choses. Je hais vraiment ça. Ça ferme tout dialogue, ça enferme les gens dans des bulles de pensée très malsaines. C’est tellement stupide de dire aux autres ce qu’ils devraient faire pour que le monde aille mieux. Tsss. 

Les actions “vertueuses” n’ont pas besoin d’être filmées et diffusées. En fait, c’est même l’inverse. C’est à vomir cette utilisation des causes sociétales pour nous vendre tout et n’importe quoi. Vraiment.

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