La conscience écologique se fait de plus en plus présente. C’est plutôt une bonne nouvelle. 

Oui mais… 

Voici un nouveau sujet qui fâche. Décidément ça devient une spécialité. 

Tu as remarqué toi aussi que certaines personnes attendent que tu leur donnes une médaille pour tout ce qu’elles font “pour la planète” comme un chien qui fait le beau ? Comme si c’était la nouvelle compétition à la mode d’accumuler les bons points de qui fait le plus sa part pour sauver le monde. 

Sauver le monde, rien que ça. 

Qui a dit que le monde avait besoin d’être sauvé ? (ah oui, l’ego, c’est vrai…)

Attention, je ne fais nullement l’apologie de la pollution, de la maltraitance ou de tous ces trucs pas cool. Je déplore simplement une forme de bien-pensance extrêmement violente et castratrice. 

Prenons un exemple controversé, histoire de bien mettre les pieds dans le plat. 

Le veganisme. 

Je ne vois rien de problématique dans le fait d’être vegan si ça convient à la santé de la personne. Il se trouve que ça ne convient pas à tout le monde. Bon.

De fait, vouloir l’imposer comme la seule solution possible à tous nos problèmes environnementaux, c’est juste de la violence. Quand en plus ça s’accompagne d’une vision manichéenne des choses et des gens, on appelle ça une croisade

Pour rappel, au cas où tu ne l’aurais pas encore compris, rien n’est bien ou mal, gentil ou méchant, bon ou mauvais, à part dans les films hollywoodiens. Et encore. 

Par exemple, quelqu’un qui n’est pas vegan, comme moi, pourra très bien te dire que tous les aliments à la mode dans le milieu du veganisme ne sont pas hyper sains écologiquement ou humainement. Sais-tu dans quelles conditions sont cultivés le quinoa, les avocats, les amandes, le maïs ? La liste des cultures ayant un impact déplorable humainement et/ou écologiquement est hyper longue. 

Partant de tous ces faits, chacun fait ses choix. Mais merde c’est quoi cette manie d’imposer ses choix aux autres avec pléthore d’insultes et de propagande

On fait tous au mieux et le plus simple pour choisir est toujours de revenir aux faits. Laissons l’obscurantisme et les dogmes au Moyen-Âge, s’il vous plaît. 

Autre chose qui me frappe dans les discours de certains militants : une similarité troublante avec les mécanismes en place chez une personne dépressive

Il se trouve que c’est un sujet que je connais bien. 

Selon l’excellent livre de Moussa Nabati qui s’appelle ‘La dépression, une épreuve pour grandir’, que j’ai lu environ 1000 fois et dont j’ai fait un résumé il y quelques temps, une personne dépressive souffre d’une culpabilité inconsciente et imaginaire. Pour essayer de s’en débarrasser, elle tente d’expier sa faut imaginaire (en se punissant directement ou indirectement) et de se donner une image d’innocent. Ces deux mécanismes ne fonctionnent absolument pas et ne font que renforcer la culpabilité. 

Pour en revenir à certains discours, j’ai vraiment l’impression que certains choix sont vécus comme des punitions (le veganisme si ce n’est pas adapté à la biologie de la personne, par exemple, ou une autre forme de privation pénible), avec en même temps une volonté de crier partout que son choix est le bon et que les autres choix sont les mauvais pour tenter de se blanchir à ses propres yeux et aux yeux des autres. 

De ce que je vois, ça a pas l’air de trop marcher pour se sentir bien, cette stratégie… 

Il n’y a pas 36 solutions si on veut se sentir bien dans ce contexte. Il faut déjà accepter qu’en étant en vie, on a un impact sur le monde. C’est la vie. On respire, on mange, on pète, on fait des trucs de gens en vie. On peut s’en sentir coupable ou impuissant autant qu’on voudra, ça ne changera pas cet état de fait. 

Partant de ce constat, et seulement à ce moment, il devient constructif de se demander quoi faire pour améliorer les choses. On peut faire des choses. Seulement, c’est mieux de les poser sur des bases saines, pas sur des couches d’émotions mal digérées qui viennent perturber notre bon sens.

Les émotions mal digérées nous font faire des trucs vraiment stupides… Je ne t’apprends rien. Et collectivement, c’est la même chose.

Si on se demande constamment comment diminuer son impact, c’est qu’on a pas intégré le fait qu’on en avait un. On cherche à le fuir et le nier. 

On sait tous comment ne pas avoir d’impact : on meurt et voilà, plus d’impact. 

Je ne pense pas que ce soit la bonne question à se poser. Comme je ne pense pas que s’occuper de ce que fait son voisin et tenter de lui imposer ses opinions soit la chose la plus constructive à faire.

J'aide les entrepreneur-e-s authentiques et passionnés à être visibles grâce à une identité visuelle qui leur ressemble.

Ainsi, ils/elles peuvent se consacrer pleinement et sereinement à leur cœur d'activité !

J'ai à cœur de traduire fidèlement leurs univers sous forme d'éléments visuels porteurs de sens et cohérents. Je sais qu'ainsi il leur est facile de toucher les personnes qu'ils/elles ont envie d'aider !

C'est aussi simple que ça. Gagnant-gagnant sur toute la ligne.

 

Je réalise également des illustrations, sites web et des supports de communication web & print.

Tu es intéressé.e pour échanger avec moi sur ton projet ou sur mes services d'identité visuelle et d'illustrations ?